Le coefficient d’énergie primaire (CEP) de l’électricité dans le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) fait l’objet de débats depuis plusieurs années. En 2025, le gouvernement français a décidé de réduire ce coefficient, actuellement fixé à 2,3, à 1,9 dès le 1er janvier 2026, afin de mieux refléter la réalité du mix électrique français, largement décarboné, et de favoriser une évaluation plus juste des logements chauffés à l’électricité.
Contexte : le coefficient d’énergie primaire et le DPE
Le coefficient d’énergie primaire mesure la quantité d’énergie nécessaire pour produire une unité d’électricité consommée par l’utilisateur. Depuis janvier 2022, ce coefficient est de 2,3, contre 2,58 auparavant. Ce niveau était critiqué car il désavantageait l’électricité, énergie pourtant bas carbone en France, au profit d’autres sources comme le gaz. Près d’un million de logements étaient ainsi classés passoires thermiques à cause de ce coefficient, affectant le marché de la location et de la vente.
La réforme annoncée et ses enjeux
Le Premier ministre a acté en juillet 2025 l’abaissement du coefficient à 1,9 au 1er janvier 2026, se conformant ainsi aux recommandations européennes. Cette mesure vise à sortir environ 850 000 logements du statut de passoires thermiques et à rendre la méthodologie du DPE plus cohérente avec la stratégie de décarbonation de la France. Toutefois, certains acteurs du secteur, comme l’association Coénove, mettent en garde contre des effets de bord, notamment le risque d’une électrification massive sans amélioration réelle de la performance énergétique des bâtiments, et potentiellement des tensions supplémentaires sur le réseau électrique en période de pointe.
Conseils pratiques pour les propriétaires et professionnels
Avec cette réforme, les propriétaires de logements chauffés à l’électricité verront potentiellement leur étiquette DPE s’améliorer sans travaux supplémentaires. Il est conseillé de vérifier le DPE actuel et de simuler un nouveau diagnostic dès la modification du coefficient effective. Pour les professionnels de l’immobilier, il devient crucial de suivre les évolutions réglementaires afin d’informer au mieux les acheteurs et locataires sur les nouveaux critères d’évaluation énergétique.
La baisse du coefficient d’énergie primaire de l’électricité dans le DPE à 1,9 constitue une réponse aux critiques sur la pénalisation de l’électricité décarbonée. Cette réforme devrait permettre à de nombreux logements de sortir du statut de passoire thermique, tout en restant un sujet de vigilance concernant ses impacts sur l’ensemble du parc immobilier et sur le réseau électrique. Pensez à consulter nos experts chez ODI-DIAGNOSTICS pour évaluer les implications de cette réforme sur votre bien immobilier et garantir une conformité optimale.