La mérule, un champignon destructeur du bois, fait l’objet de nouvelles mesures de prévention dans les Côtes-d’Armor. Quatre arrêtés préfectoraux classent désormais Lannion, Perros-Guirec, Saint-Brieuc et Saint-Quay-Portrieux comme zones à risque, imposant des obligations précises lors des transactions immobilières et en cas de découverte du parasite.
Contexte : Une reconnaissance officielle du risque mérule
Le 20 juin 2025, la préfecture des Côtes-d’Armor a officiellement reconnu la présence de zones à risque de mérule dans plusieurs communes, dont Lannion et Perros-Guirec. La mérule, ou Serpula lacrymans, prolifère dans les environnements humides et mal ventilés, s’attaquant aux charpentes, planchers et boiseries des bâtiments. Invisible à l’œil nu, ce champignon peut provoquer des dégâts lourds allant jusqu’à l’effondrement partiel d’un bâtiment. Il est également suspecté d’irriter les voies respiratoires, notamment chez les personnes fragiles ou allergiques.
Les arrêtés préfectoraux de zonage ont pour objectif de renforcer la lutte contre ce parasite, en instaurant une vigilance accrue dans les secteurs concernés.
Zonage et obligations légales
Les quatre zones officiellement délimitées par arrêté préfectoral couvrent :
- Lannion : large portion du centre-ville et rive gauche.
- Perros-Guirec : une partie du port, du centre-ville et l’extension vers Ploumanac’h.
- Saint-Brieuc : zones à risque précisées par la préfecture.
- Saint-Quay-Portrieux : quartiers à surveillance renforcée.
Dans ces secteurs, la législation impose :
- La déclaration obligatoire en mairie dès qu’une infestation de mérule est détectée dans un bâtiment.
- L’information obligatoire sur le risque mérule lors de toute transaction immobilière, à intégrer dans la promesse ou l’acte de vente.
L’absence de déclaration engage la responsabilité du propriétaire ou de l’occupant.
Conseils pratiques pour les habitants et acquéreurs
Il est conseillé aux habitants et propriétaires situés dans les zones à risque de :
- Surveiller régulièrement l’état des bois, charpentes et planchers, en particulier dans les parties humides ou mal ventilées.
- Faire appel à des professionnels agréés pour réaliser un diagnostic mérule en cas de doute.
- Déclarer sans délai toute infestation à la mairie pour éviter les sanctions et protéger la santé publique.
- Demander un état parasitaire lors de tout achat immobilier dans une commune classée à risque.
Une vigilance accrue est indispensable pour limiter la propagation de la mérule et préserver le patrimoine bâti local.
La reconnaissance officielle de quatre communes des Côtes-d’Armor comme zones à risque de mérule impose une transparence accrue lors des transactions immobilières et une déclaration rigoureuse des cas détectés. Ces mesures visent à protéger le bâti, la santé des habitants et à limiter l’extension de ce parasite redouté. Pour toute question ou besoin de diagnostic, n’hésitez pas à consulter nos experts chez ODI-DIAGNOSTICS qui se tiennent à votre disposition.